Les Zoos humains

Les Zoos humains

Les Zoos Humains

 

C’est quelque chose dont l’occident parle peu car en ce 21ème siècle, ce qui s’est passé entre 1810 et 1942 peut -être considéré comme une vraie honte, un vrai scandale : 35000 personnes ont été arrachées à leur terre natale, souvent par la force, pour être exhibées, comme auparavant les animaux exotiques pour le plus grand plaisir du public occidental. On considère qu’un milliard et demi de spectateurs sont venus, voir, s’amuser, rire pour se conforter à l’idée que la race blanche était tellement supérieure à ces sauvages-là. Ce n’était pas des humains comme les autres, c’était des animaux un peu évolués, voire des objets. L’Angleterre, la France, la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, le Portugal, tous ces pays ont gagné beaucoup d’argent avec ces spectacles-là. Et surtout, surtout cela permettait de légitimer la colonisation, de justifier qu’on pouvait se partager l’Afrique comme un gâteau et d’autres territoires. Qu’on pouvait même rayer de la terre la culture, les croyances, les modes de vie de certains peuples et de ce fait qu’on avait le droit de voler leurs terres, leurs richesses, pour se les approprier. Après Dieu on était les maîtres du monde, n’est-il pas ?

Ils se sont partagé l’Afrique entre 1890 et 1917, le tout en parfaite impunité telle une association de malfaiteurs. On avait le droit de voler, de détruire des petits morceaux du monde ! On était Dieu ! Qui allait s’élever contre ? L’empire Britannique ? Lui qui a été le plus grand empire colonialiste ? La Belgique ? Elle qui a décidé que le Congo était sa propriété ?

Les Etats-Unis ? En 1920, ils se sont emparés des Philippines, et le génocide indien ! La France ? Son empire colonial était 3 fois plus étendu que celui des Romains !

Ces femmes, ces hommes, ces enfants ont été d’abord montrés dans les maisons des nobles et des riches ; auparavant les signes extérieurs de richesse étaient de posséder un fauve, un éléphant, une girafe ou quelques macaques. Souvent mode varie !

Avant on se contentait d’aller voir « les monstres » dans les cirques : les nains, les géants, les sœurs siamoises, les femmes à barbe, les très gros….. Mais avec la mise en scène des sauvages on allait gagner encore plus d’argent et on allait enfin pouvoir justifier le vol des terres et le partage du monde, et naturellement montrer la puissance de ces pays colonialistes : puissance militaire, puissance intellectuelle, puissance de l’argent, puissance de la civilisation. Nul doute on savait qui était le dominant, le maître et qui était le dominé, l’esclave ! Les scientifiques ont légitimé tout cela ! Ils ont accouru du monde entier, à Berlin, à Paris qui se prenaient de ce fait pour le centre du monde. Je ne suis pas sûre d’ailleurs qu’il faille le mettre au passé ! Les intellectuels parisiens se croient souvent très supérieurs aux autres. (J’ai été sollicitée pour aller travailler à Paris on m’a dit que si je restais en Guadeloupe je ne serais rien, je ne ferais rien mais qu’à Paris…..!

 

Qui étaient ces hommes, ces femmes, ces enfants considérés comme laids, difformes, barbares, avec des mœurs particulières, hideuses pour un homme civilisé. On les pensait cannibales, leurs corps nus, leurs fessiers avantageux, la taille de leur pénis, les seins à l’air, tout ceci ne pouvait être que le signe d’une sexualité débridée, voire l’œuvre du diable. Les fantasmes sexuels allaient bon train ! On pouvait donc à ce titre les faire voyager en bateau parfois 1 mois durant, avec le froid, la pluie, car ils étaient des moins que rien. On pouvait leur faire passer des journées entières, enfermés dans un enclos.

Pour ces êtres humains-là quelles tortures ont-ils dû endurer ? Ils n’étaient pas habitués au fond de leur forêt, de leur bush, aux bruits, au froid, à la foule et ils étaient encore moins immunisés contre les maladies des hommes blancs. Ils n’avaient plus leur nourriture habituelle, plus la liberté qui était leur seul vrai mode de vie : plus de chasse, plus de cueillette, plus de pêche, ces humains-là pouvaient marcher et courir sur de très longues distances. Leur mode de vie n’était pas de rester assis des heures durant comme les blancs. Là dans leur enclos on va leur demander de jouer aux cannibales : il faut faire frissonner les foules.

 

Mais d’où venaient-ils ?

 

  • Les Fuégiens de Patagonie.

Les Zoos humains

Ils sont très intéressants pour l’Occident car c’est la 1èrefois que les scientifiques peuvent les examiner. Ils demanderont même le droit d’examiner le sexe des jeunes filles. Les Fuégiens ont refusé. A chaque fois qu’un décède les savants exigent d’avoir des morceaux de son corps. Ils étaient 11 à l’arrivée, 2 repartiront chez eux, mais ils ont amené avec eux une drôle de richesse de l’Occident : la tuberculose.

Conclusion le dernier survivant est mort en 1970, tout un peuple a été ainsi décimé, ce qui a permis de pouvoir récupérer toutes leurs terres sans vergogne. Eux ils seront en bas de l’échelle de l’évolution de l’homme.

 

  • Les Aborigènes d’Australie

Les Zoos humains

C’est CUNNINGHAM qui va faire voyager les aborigènes. Là aussi cela va permettre aux européens de confisquer leurs terres. Arrivés sur le bateau, CUNNINGHAM leur a confisqué leurs vêtements pour ne pas qu’ils s’échappent car ils s’étaient déjà révoltés. On les dit cannibales, mais ce qui les rend particulièrement intéressants pour les spectacles c’est qu’ils sont des lanceurs de boomerangs !

Ils feront une tournée au Canada et en Amérique, plus de 130 villes ! BARNUM, qui autrefois était spécialisé dans les spectacles de cirque avec les monstres, et CUNNINGHAM ont gagné des fortunes !

Quand en 1884 TOMBO un des Aborigènes tombe malade et meurt, son corps sera momifié et vendu aux fêtes foraines. Après l’Amérique on les embarque pour Londres, capitale des zoos humains. FARINI a été considéré comme le plus grand impresario de ces groupes ethniques. Personne n’a voulu voir que ce qui était montré de ces peuples de leur culture, n’était qu’un jeu, voire de l’escroquerie intellectuelle, que rien n’était vrai, ils n’étaient que des machines à sous.

Après le succès fulgurant des spectacles de Londres, ils partent à Saint Pétersbourg puis à Paris. Ils sont humiliés, on leur lance des pièces, du pain. TOMBO dans son pays était un chef ! Les Aborigènes ont tenu à faire rapatrier son corps en Australie pour que son esprit retourne chez lui. Eux aussi sont considérés par les scientifiques comme encore plus bas dans l’évolution humaine.

 

  • Les Kali’na de Guyane

Moliko, une indienne doit quitter son village avec 32 autres indiens en 1882. Ils ne savent pas du tout ce qui les attend.

Roland BONAPARTE est considéré comme un des plus grands photographes de ces sauvages. Ses photos ont permis de montrer à large échelle le pouvoir de la France. Les savants inventent l’anthropologie métrique, et ces mesures montrent la supériorité de la race blanche. HITLER a fait de même avec les Juifs, Tziganes etc…

L’exposition des Kali’na est aussi un grand succès, on les fait jouer avec des pirogues. Mais avec l’arrivée de l’hiver la moitié du groupe décède. Seuls 10 reviendront dans leur village, dont Moliko.

Leurs descendants n’ont jamais fait le deuil des traumatismes que les leurs avaient subis.

 

Au début du 20ème siècle ces expositions universelles et coloniales connaissaient un énorme succès, à Paris c’est au jardin d’Acclimatation que les exhibitions ont lieu. Il faut savoir que c’est au nom de ces différences raciales que les pouvoirs impériaux ont pu tout faire. Merci les scientifiques : « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ! »

  • Les Pygmées Batoua du Congo

 

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OTA BENGA: 1m 41 a été le plus populaire d’ente eux. Les scientifiques considéraient qu’ils étaient les moins civilisés de la planète. LEOPOLD II roi de Belgique a permis l’utilisation de la force pour les capturer. Mais qu’est ce que le dictionnaire donne comme définition au mot ségrégation : « Action de séparer à l’intérieur d’un même pays des personnes d’origines ou de races différentes, en leur refusant certains droits civils ou politiques ».

Les exactions brutales des Belges ont été importantes : on a justifié leur infériorité génétique par leur petite taille considérée comme anormale, ceci pour les asservir d’avantage, le tout grâce encore aux preuves des scientifiques. Ils ont été considérés comme symbole des plus grands sauvages : leur petite taille faisait qu’ils étaient assimilés aux singes.

Leur coutume de tailler leurs dents en pointe était la preuve soit – disant qu’ils étaient cannibales. Leur « impresario » Samuel WERNER a reçu la médaille d’or car avec l’exhibition des Pygmées il a obtenu 20 millions de spectateurs. OTA BENGA s’est retrouvé en cage avec un singe, on lui demandait de jouer avec son arc et ses flèches. Les pasteurs l’ont récupéré et envoyé dans un orphelinat, ils lui ont donné une éducation occidentale :

Lui a essayé de vivre selon ce modèle-là, il a même tenté de travailler. Il s’est suicidé, une balle dans le cœur, quelques années après.

 

  • Les Kanaks de Nouvelles Calédonie

Marius KALOÏE a 21 ans quand il décide avec 100 autres Kanaks de partir de Nouvelle Calédonie. On leur promet qu’ils reviendront dans 1 mois. Comment pouvaient-ils imaginer la honte qu’on leur ferait subir sur : on commence par leur imposer de parler leur dialecte alors qu’ils ont tous une parfaite maîtrise du Français. Ils iront tous au Jardin d’Acclimatation, du moins ceux qui ne sont pas morts de la malaria sur le bateau et ceux  qui n’ont pas été jetés du haut du bastingage. Ils arrivent à Marseille, naturellement c’était un piège : aucune promesse n’a été tenue. Le spectacle consistait à les faire danser toute la journée ou à simuler des combats. Une partie d’entre eux part en Allemagne à l’exposition internationale. Là Gaston DOUMERGUE inaugurera le pavillon officiel de la Françe. On vendra en quelques mois 33 millions de tickets, à cette période-là la France est à l’apogée de son empire colonial et il faut montrer au contribuable où part l’argent car les colonies sont un gouffre financier. S’il s’agit d’éduquer des sous hommes, de les civiliser, ça c’est une tâche noble qui peut légitimer les flots d’argent dépensés. Mais avec les Kanaks les choses se passent mal : ils se révoltent.

En 1932 ils regagneront leur pays. Seul Marius KALOÏE refuse de partir : il est tombé amoureux d’une Française et il l’épousera.

Cette exhibition des Kanaks est la dernière en Europe. Les spectateurs se lassent, il faut dire qu’il y a maintenant le cinéma, le 1er King Kong : c’est à la fin  du 19ème siècle que les frères LUMIERE ont inventé le cinéma. La mise en scène du film est plus variée, le rythme des images est plus rapide, il y a le frisson que donne la musique et le bruitage. Cette salle noire qui fait qu’on est seul devant l’image, les autres, le monde n’existe plus. On peut s’identifier aux héros et héroïnes des films, on se projette plus dans leur histoire. C’est plus revalorisant narcissiquement. Et le frisson est plus important que dans ces zoos humains : le souvenir d’un film peut nous habiter toute une vie !

Il faut savoir qu’on a exhibé aussi à Marseille les petites danseuses Kmers du temple d’ANKOR, fantasme de l’Asie ! Mais, ce qui a vraiment changé la vision que l’Occident avait de ces sauvages ce sont les 2 guerres mondiales : les pays colonialistes ont besoin de chair à canon : il faut une grande armée puissante en nombre. Et quand « les sauvages » défilent sur les Champs Elysées en combattants, défenseurs de la patrie, sauveurs d’un envahisseur plus sauvage que lui, et plus brutal, cela change intégralement la donne.

Avec ces guerres, avec le cinéma, la vision du monde change : l’homme connaît plus de choses, il voyage partout, grâce aux écrans il peut même s’identifier à ce bon sauvage, à ses souffrances, à la joie de sa liberté qu’il voit dans les films. Le rapport dominé-dominant n’est plus la seule règle du jeu relationnel. Il peut un temps devenir l’autre, cette empathie même momentanée permet le respect de l’autre et l’égalité même temporaire.

 

 Il faut savoir qu’il y a encore dans les musées des milliers de squelettes de ces êtres humains. Il faudrait absolument les rendre à leur terre, à leur peuple pour que cette infamie des Zoos humains puisse définitivement prendre fin. Peut-on dire tourner la page ? Cela sous-tendrait que le racisme d’hier est mort et enterré ! Que les ex-spectateurs ont désormais honte ! les Zoos humains, avec cette évidence pour la race blanche que tout ce qui vient d’Afrique ou de lointaines contrées, sont des sous-races, des barbares non civilisés, que c’est l’oeuvre du diable (fantasmes sexuels et sadiques à la clé, qui sont projetés sur l’autre qui ne peut être moi ! Tellement différent !).

Certes tous les représentants de ces peuples qui ont été exposés, raillés, humiliés dans ces spectacles, sont très différents physiquement de la race blanche. Mais nous les Kabyles qui avont vécu le même racisme, les mêmes humiliations, les tortures : quelles explications donner ? Je vous vois de là railler l’argument en disant : oui mais c’est vous qui avez déclaré la guerre à la France ! Soit. Mais expliquez-moi pourquoi lorsque j’ai annoncé à l’hôpital psychiatrique où je travaillais à Lyon dans les services en tant que psychologue clinicien et à l’école d’infirmier en tant qu’enseignant et recruteur, que je me mariais, dans la cagnotte il n’y a eu que des boutons. La coutume veut que l’ensemble des employés du service  se cotise pour offrir un cadeau. Dès le 1er jour où je suis arrivée les infirmiers  criaient dans les couloirs «  c’est aujourd’hui qu’elle commence Rabadjha la Mouquer ? » Ils savaient que j’étais là.  Beaucoup avaient fait la guerre d’Algérie et connaissaient la renommée de mon grand-oncle ABANE Ramdane. Des infirmiers avaient fait le pari  à qui arriverait à m’inviter pour me faire manger du chat (mon animal favori). Pourtant cela faisait plusieurs décennies que la guerre était finie ! Dans mon prénom il y a « Marie » et avec mes yeux bleus, on peut me prendre pour une Française. Donc le délit de facies ne me concerne pas ! Alors pourquoi ?

Je pense avoir un autre schéma d’explication que la différence des mesures du corps et du visage, d’une couleur de peau ou d’une qualité de cheveux. La Kabylie a subi beaucoup d’invasions, au cours de son histoire les Romains, les Vandales, les Bizantins, les Arabes, les Espagnols, les Ottomans. Mais la Kabylie a toujours été libre et indépendante.

C’est la France qui le 24 juin 1857 l’a annexée à l’Algérie Française.

Imaginez la bataille d’At Iraten : 37000 soldats Français aguerris possédant un armement moderne contre 4000 Kabyles, des paysans qui pour la plus-part avaient eux-mêmes fabriqué leurs mousquets. Ils ont infligé pourtant des pertes humaines importantes à l’envahisseur mais en vain. Cela faisait 27 ans que la France n’arrivait pas à pacifier la Kabylie (1830 était la date de l’occupation de l’Algérie). Les révoltes étaient incessantes. Mais 14 ans après cette défaite une nouvelle révolte éclate en 1871. La réponse a été la déportation de centaines de Kabyles en Nouvelle Calédonie. Donc si je comprends bien on importe des Kanaks pour démontrer à l’Occident la sauvagerie de ces hommes face à la supériorité de la race blanche, mais on en exporte d’autres, des rebelles qui refusent le joug colonial chez les indigènes natifs de cette région. Il est évident qu’entre sous-hommes non civilisés on ne peut que s’entendre et s’adapter même si l’histoire, la culture, la religion sont aussi différentes que l’importance du nombre de kilomètres qui séparent ces 2 peuples. Le « sauvage » n’a qu’un devoir c’est de s’assimiler à tout ce que lui impose le maître.  Si ce n’est pas cela le statut de maître absolu ! Alors qu’est-ce ? Encore aujourd’hui on entend de nombreux discours politiques exigeant l’assimilation de tout migrant. Cela me fait à chaque fois hurler. Il faut exiger le respect des valeurs de la république de la terre d’adoption, il faut exiger l’adaptation à ces valeurs, mais il est inhumain d’exiger l’assimilation. Le migrant seul doit décider s’il s’assimile à cette nouvelle culture en reniant sa culture d’origine. Exiger l’assimilation c’est le même déni, le même refus à la différence, la même façon de considérer la culture de l’autre comme inférieure, voire non civilisée que le faisaient les occidentaux au temps des expositions coloniales. Ce qui fait la richesse de notre monde et pour les croyants la richesse de la création de Dieu ce sont toutes ces différences : la richesse de la variété des langues, des croyances, des modes de vie, de l’alimentation et de l’expression artistique. Cette richesse est précieuse car c’est le terreau de la vie.

Je reviens à l’histoire de la Kabylie mais la suite de l’histoire  vous la connaissez : le 1 er novembre 1954 avec la déclaration de guerre,  qu’on a refusé d’ailleurs pendant très longtemps d’appeler « la Guerre d’Algérie », on disait pudiquement les événements d’Algérie. Cette guerre  a été  gagnée en 1962 par les Kabyles contre la France. Pourquoi le terme même de guerre nous était refusé ? Comment des barbares incultes, non civilisés, tellement inférieurs pouvaient déclarer la guerre à la France qui se prenait pour la quintessence de la civilisation suprême ! On ne peut pas dire que la différence physique a joué pour justifier ce racisme persistant et la permission de torturer. Beaucoup de Kabyles, blonds aux yeux clairs, passent pour des européens. Alors qu’est-ce que c’est ? Le résultat de l’empire colonial légitimant le pouvoir absolu de l’être le plus civilisé sur « les sous-peuples » ?

La colonisation a permis cela ! Le principe de la colonisation pouvait être différent, exemple ALEXANDRE LEGRAND : il a utilisé architectes, artistes, écrivains, scientifiques des peuples qu’il a colonisés et s’est nourri de cette richesse-là pour en faire profiter son monde d’appartenance et il s’est même marié avec une femme issue de cette civilisation-là.  Se convaincre qu’on est la seule vraie civilisation reconnue, le seul mode de vie acceptable, le seul goût pour l’art véritable est l’apanage de l’homme européen. C’est d’ailleurs facile de s’en convaincre il suffit de nier, de ne fournir aucune information, de n’avoir aucun intérêt pour qui peut faire de l’ombre à ces puissants-là.

Alors ne soyez pas étonné de n’avoir jamais vu aucun film sur la Kabylie d’autrefois ou actuelle, de ne pas avoir lu dans vos livres d’histoire des informations concernant notre culture ou les invasions subies ou autres. De ne pas savoir qu’actuellement nous sommes environ 15 millions, et qu’en 2017 le Président Ferhat MEHENNI  du gouvernement Kabyle en exil, l’ANAVAD a déposé une demande de reconnaissance à l’ONU d’un état Kabyle libre et indépendant. Ce sans une seule goutte de sang versée.

 

Je pense qu’il faudrait pour tous les pays qui ont commis des exactions, des crimes contre l’humanité, que soit délivré un casier judiciaire comme pour les individus qui ont commis des délits. L’Allemagne accepte que toutes les horreurs du nazisme soient étalées au grand jour. Ils savent que seules les images de cette horreur-là, passées et repassées, pourront éviter la récidive. L’Allemagne a son casier judiciaire et elle cultive ce devoir de mémoire. Pourquoi la France le refuse-elle ? Pourquoi tout reste caché ? Pourquoi ne laisse-t-on pas le droit au peuple Français d’avoir toutes les informations nécessaires, pour lui même juger, avoir la connaissance et décider de ce que l’on doit inscrire sur le casier judiciaire ?

Manipuler l’histoire et l’information à l’époque d’une sur-information accessible à tous sur tous les écrans, devient une réelle faute et une réelle faiblesse. La force c’est le plein soleil, pas l’ombre et le secret. La force c’est faire son « coming out » devant la caméra.

 

Avec ces Zoos humains, comprenez qu’il n’y a aucune différence entre le non respect de l’homme et le non respect de l’animal. On n’a pas un cœur pour l’homme et un cœur pour l’animal. Et s’il y a la guerre ou un asservissement d’un peuple par un autre peuple ce que l’on fait subir à l’animal, se fera demain pour l’homme. Et tous les amputés du cœur, tous les egos hypertrophiés, tous ceux qui sont ivres de pouvoir sans en mériter un seul petit bout, s’engouffreront dans le rapport maître-esclave, dominé-dominant. Ils légitimeront tous leurs crimes, les tueries, les viols, les vols, les tortures. Ils seront persuadés qu’ils sont des Dieux qui décident qui doit vivre et où, qui est digne d’intérêt ou pas, qui a droit à la liberté et à la reconnaissance des droits civils. La seule garantie contre cela « N’oubliez jamais » et donnez un nom aux exactions de grandes nations contre les « petits peuples » comme le voudrait le code pénal.

 

Mesdames, Messieurs les journalistes votre travail consiste à dire la vérité n’est-il pas ? Pourquoi ne faites-vous pas plus d’émissions télévisées sur les Zoos humains ou sur l’amour de la liberté des Kabyles et leur volonté de redevenir indépendants (le nouveau colonisateur étant le régime arabo-islamiste).

 

Je vous dédie à vous les anciens empires coloniaux ce proverbe Kabyle :

Il y a 3 choses qui font pleurer le ciel (ou rire le chat) : une progéniture ingrate, des frères qui ne s’entendent pas et celui qui se moque de qui le dépasse. Je parle des qualités essentielles qui pour moi font de l’homme un véritable humain : l’humilité devant la connaissance, l’empathie, le respect absolu de la vie et des plus faibles, le droit à la liberté pour le vivant et la sagesse.

 

Je m’appelle Marie-Aude ABANE, et je suis Kabyle, Berbère et psychologue.     

     

 

      

 

 

Pourquoi je surfe entre la cause Kabyle et la protection animale?

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Pourquoi est-ce que je surfe entre

la cause animale et la cause Kabyles?

Et pourtant, j’ai horreur des sports de glisse, mes pieds ne doivent jamais quitter la terre-mère, la terre nourricière. Danser, sauter, grimper, marcher, courir oui, mais la glisse non !

Sauf si elle est de nature intellectuelle, comme dans ce sujet là, car elle inclut compréhension, réflexion, analyse avec pour but analogie et synthèse. Le mot devient comme une gourmandise, il se hume, il s’observe avant d’être savouré et de fondre en bouche. Alors ! Allons-y ! Analysons !

 

Quelles valeurs l’occident propose -il en ce 21ème siècle, à la jeunesse ? A quels modèles la publicité, téléfilms, cinéma, lui suggère-t-on de ressembler ? Psychologiquement, la personnalité de l’enfant est structurée dès l’âge de 6 ans, avec un remaniement possible à la puberté avec la fameuse crise d’adolescence. Comment l’enfant construit-il sa personnalité ? En s’identifiant, en imitant le modèle qui lui paraît être le plus fort, que ce modèle soit masculin ou féminin, sain ou pervers. Il est capital pour lui de ressembler au fort. C’est la raison pour laquelle 90% des enfants abusés deviennent des abuseurs, et que ceux qui ont été victimes de violence, pourront à leur tour exprimer cette violence sur d’autres, sans rien y comprendre. Le mal peut représenter pour l’enfant la force, surtout s’il n’a pas en face un modèle du bien aussi fort. L’adulte ne peut en rien intervenir pour obliger l’enfant à s’identifier à tel ou tel, même si le modèle présenté est solide, empli de vraies valeurs. L’enfant ne s’identifie pas à ce que l’adulte dit, mais à ce qu’il est réellement. Certes, il intègre les mots, mais c’est dans le moi profond qu’il va puiser son modèle. C’est comme si les inconscients communiquaient ! Tout le squelette de sa personnalité sera basé sur l’identification, le mimétisme, cela va même jusqu’à l’apprentissage du langage : un enfant élevé isolé, dépourvu de communication ne saura jamais parler. Et passé un certain stade, on ne pourra même plus lui apprendre à parler (voir les enfants sauvages). C’est la même chose pour les animaux. On appelle cela le phénomène d’empreinte. Le petit animal va apprendre tous les codes, chasse, défense, alimentation et autres en imitant le modèle qu’il a devant lui. Et comme chez l’enfant l’apprentissage ne peut se faire que jusqu’à un temps T de la maturation nerveuse (le temps T varie selon les espèces). On a pu constater que des orphelins de la faune sauvage recueillis par les hommes, sans interaction avec les membres de leur propre espèce, ne savaient même pas les codes pour pouvoir se reproduire. Voilà pourquoi, actuellement, tous ces orphelins recueillis sont très vite resocialisés, on les met vite en contact avec leurs congénères.

On comprend mieux pourquoi les modèles proposés par les médias : les idoles ont une telle importance ! les modes viennent de là, par exemple : les filles veulent un maquillage à la KARDACHIAN ou se siliconeront de toute part pour ressembler au sexe symbole proposé. Ou on veut la veste en cuir de Johnny HALLIDAY et autres. Poussé à l’extrême cela devient grave, c’est une vraie dépersonnalisation. Ce fameux relooking tellement à la mode, propose l’uniformisation du look, des vêtements, de la coiffure et de l’allure. Et ce qu’il y a de pire cela inclut le comportement social. Certes l’égalité homme-femme est capital et c’est un dû sur le plan social. Mais cette mode de l’androgynie a quelque chose d’effrayant et de gravissime. Messieurs, comment désirer, protéger des femmes qui jurent, parlent en employant des mots orduriers, font des doigts et des bras d’honneur, à l’instar des hussards de la garde Napoléonienne, le tout en vidant les verres d’alcool cul-sec ??? Je vois ces femmes-là s’écrouler, s’effondrer littéralement sur fauteuils, canapés et autres pattes écartées, quand elles ne vous gratifient pas de quelques rots ou flatulences en public. Le tout accompagné d’une gestuelle et d’une démarche de cow-boys ou de zonards !!!

Et apprès elles reprochent aux hommes de ne plus être galants et attentionnés ? Adieu grâce, charme, élégance et raffinement ! Les garçons eux pensent que c’est à la mode de prendre des postures de donzelles et des comportements de chochottes qui ont peur de tout : on le voit bien dans la protection animale : ils peuvent laisser agoniser des animaux, sans y toucher, sans prendre l’initiative de les amener chez un vétérinaire, tout en disant et en étant persuadé qu’ils aiment les bêtes. Comment feront-ils ces trouillards invétérés, le jour où il faudra défendre et protéger leur famille, leur patrie, leurs valeurs, leurs biens ? Ils vont se planquer les mains sur les yeux et sur les oreilles en hurlant maman-bobo !

 

On peut dire qu’au 21ème siècle tout est à l’envers, c’est ce que j’appelle les valeurs satanistes. Pourquoi parce que l’homme a été crée avec une puissance musculaire supérieure à celle de la femme pour protéger patrie, famille etc…. Il a été crée avec une agressivité de type « éjaculatoire » où il va cogner et discuter après, ce toujours pour la défense du territoire et des siens : la fulgurance de l’attaque pour être le vainqueur, le gagnant.

 

Mais il y a encore plus grave, ces valeurs satanistes magnifient la pseudo force que procurent la destruction, l’aliénation et la soumission de l’autre. On peut dire que c’est quelque part l’apologie du mal : le fort devient celui qui profite de l’autre, l’exploite, l’utilise pour son bon plaisir, le trahit à loisir.

 

Pourtant faire le mal est tellement facile, un petit enfant sait vite casser, détruire, tenter d’asservir l’adulte à sa volonté. Ce qui est très difficile par contre, c’est protéger, rénover, respecter et surtout rester fidèle au modèle qu’on s’est fixé, fidèle aux valeurs qu’on a choisies, ça c’est un vrai challenge !   Car cela impose quasi quotidiennement un examen de conscience, réflexion et remise en question. Autrefois, l’église gérait cela : avant d’aller communier à la messe le dimanche, il fallait se confesser. On exposait à l’homme d’église ses « péchés » et il décidait de leur gravité par le nombre de prières à dire pour effacer l’ardoise ; ceci s’accompagnait d’un échange où il conseillait le pêcheur.

 

De nos jours, la psychothérapie a pris le relais : le sujet expose ses difficultés personnelles et relationnelles et le psychologue lui donne la connaissance de ses dysfonctionnements, une sorte de reflet en miroir de lui et de l’autre avec lequel il a un problème. La psychothérapie c’est le « connais-toi toi-même » de Socrate, la lecture de l’inconscient.

 

 

Dans la culture Kabyle, dans chaque village se tenait régulièrement la Tadjmaat c’est-à-dire l’assemblée des anciens : la personne concernée exposait ou demandait à quelqu’un d’exposer les problèmes, les litiges et la solution à tout cela. Les sages statuaient, traitaient et jugeaient. On retrouve un peu ce modèle dans les cultures indiennes d’Amérique.

 

Quand je parlais, précédemment, de la pseudo force par la soumission de l’autre, son aliénation et humiliation, je faisais référence au sado-masochisme. Il n’existe pas qu’au niveau des pratiques sexuelles, mais psychologiquement dans une permanence du schéma relationnel dominé-dominant, des rapports maître-esclave. Cette façon d’être à l’autre est très restrictive et très appauvrissante. Plus encore pour le « bourreau » que pour la victime, car c’est une réelle addiction, il ne sait pas « être au monde » différemment.

 Cette pathologie a envahi le monde occidental. Très vite on va tenter de vous tutoyer, de vous humilier par quelque plaisanterie ou allusion totalement irrévérencieuse, on tente de vous mépriser et de vous rabaisser en vous niant et en niant vos capacités. C’est comme si cela ne pouvait procéder que par vase communiquant : plus on vous rabaisse, plus on pense s’élever. A l’extrême cela va jusqu’à mépriser et humilier votre corps : avec des coups, des mots insultants voire le viol et la mort. C’est la raison pour laquelle les plaintes pour agressions sexuelles se multiplient autant, le harcèlement aussi, sans parler des bavures policières.

 

 Quant à l’Eglise qu’a-t-elle fait pour empêcher cela ? c’était pourtant la volonté de la parole du Christ « Aimez-vous les uns les autres » et non l’autre est inférieur à toi, tu peux prendre tout ce qui t’intéresse chez lui, même son honneur et sa vie ! Pourquoi le Vatican a-t-il refusé que les cas de pédophilie au sein de l’Eglise soient jugés par la justice des hommes ? Pourquoi seul le droit canonique peut dans le secret, juger ces cas-là ? C’est en 1911 que Pie XI a déclaré que les actes pédophiles des prêtres ne sont que des détournements de la confession! Des hommes qui sont censés être en charge de l’âme de ces enfants là ! Il a ajouté que les évêques qui dénonceraient ces actes là à la police, risquaient l’excommunication.

 

C’est ce que je dis toujours ce qui est élitiste et secret est dangereux, mais ce qui est très élitiste et très, très secret est un fléau pour l’humanité. La force d’un être, d’un groupe c’est le plein soleil, pas l’ombre et le secret car les abus sexuels sont un véritable assassinat psychologique. Mais ce que ces prélats ont décidé, n’est-ce pas la quintessence du rapport dominé-dominant, du maître qui a tous les droits sur l’esclave ? L’enfant victime n’a même pas une reconnaissance civile et sociale. Pourtant l’abusé pourra souffrir ultérieurement dans sa sexualité il pourra inconsciemment se « venger » sur son conjoint(e) et castrer  symboliquement ses enfants.

Dans ce schéma occidental là on comprend que pas grand monde ne se soit intéressé aux droits des animaux !       

On laisse Air France transporter dans des conditions abominables, des primates pour les laboratoires alors qu’il y a d’autres modes de recherche. On laisse les animaux de ferme se faire tuer dans certains abattoirs de façon sadique et cruelle. Savez-vous qu’il est fréquent que des propriétaires tuent leur chien attaché en le rouant de coups, avec des barres de fer par exemple ou en le lapidant, ou en l’attachant à la voiture pour rouler à vive allure jusqu’à ce qu’il meure. Ce n’est pas l’imagination qui leur manque, pour jouir d’avoir un corps, une vie à leur merci : un caniche laissé seul toute une journée a uriné sur le tapis, il a été mis dans un tambour de la machine à laver avec un programme complet. Brûlures au fer à repasser, suspendu par les pattes arrière jusqu’à ce que mort s’en suive, flèches tirées au fusil harpon, et je ne parle pas des sévices sexuels.

 

En 20 ans d’exercice en tant que psychologue expert près la Cour d’Appel de Basse-Terre et près de 1000 expertises j’ai pu observer dans les dossiers, que les psychopathes les plus dangereux, les sérial killers et violeurs en séries, ceux qui aiment torturer, tuer, violer, se sont souvent auparavant exercés sur les animaux. Il y a toujours une escalade de la violence, c’est comme si le schéma suivant était inévitable : si je ne suis pas puni pour l’animal qu’est-ce qui m’empêche de passer à l’enfant et à l’adulte ? L’impunité est la chose la plus grave qui soit car elle autorise cette escalade de l’horreur.

 Et pourtant la loi Française reconnaît toujours l’animal comme un bien mobilier (comme un portable) doté de sensibilité. Quelle honte ! Mes 2 années d’éthologie et mes plus de 30 ans de protection animale m’ont appris qu’il existe chez l’animal ce que l’on appelle des pulsions d’entre aide : ce qui explique que dans les sociétés animales il y en a toujours un qui fait le guet ou un qui prévient par des cris spécifiques la colonie, du danger. C’est à ces pulsions que l’on fait appel pour éduquer des chiens d’aveugles ou d’handicapés. Les chiens policiers qui traquent la drogue, les armes, les disparus, les cadavres font équipe avec l’homme, leur coéquipier, c’est pour aider cet homme qu’ils aiment, qu’ils veulent exceller ! Combien de propriétaires de chiens et de chats ont-ils été sauvés par leur animal, qui est allé chercher de l’aide alors qu’eux ne pouvaient plus bouger.

Depuis quelques temps les scientifiques ont observé que les chiens et les chats peuvent détecter les crises d’épilepsie, diabète, voire certains cancers et préviennent leur maître ! Il y a aussi des chiens qui vont chercher les humains sous les décombres, les noyés en mer ! Et ils ne sont que dotés de sensibilité ! Les caresses qu’on leur prodigue ralentissent le rythme cardiaque et diminuent l’angoisse c’est prouvé.

Ils sont plus humains que certains humains, car eux ils ne vendent pas leurs enfants aux réseaux de trafiquants, ils ne les abusent pas, au contraire ils peuvent mourir pour défendre leur progéniture. Ils ont de l’empathie, certains humains en sont totalement dépourvus. Et malgré tout cela quelle loi nous parlent de leurs droits ?   

On trouve même normal de les exhiber en jupette (comme les éléphants) avec pour seul lieu de vie des cages exigües et l’enceinte de la piste de cirque. D’autres les font travailler jusqu’à épuisement, je ne parle pas des atrocités qu’ils subissent dans les laboratoires.

 

Mais savez-vous que les humains peuvent subir la même chose : beaucoup de pays ont fait des « expériences » sur les êtres humains : je ne parle pas que des médecins nazis mais ce qui s’est passé dans les prisons pendant la guerre de Corée, au Cambodge, en Russie dans les goulags, le docteur ABOU et autres…. Toutes les techniques de manipulation mentale, de lavage de cerveau ont été mises au point là. Savez-vous que certains groupes qui pensent être les maîtres du monde ont voulu fabriquer dans les années 1950 le « candidat mandchou » c’est-à-dire le citoyen modèle, soumis, discipliné, prêt à tout pour le maître, quasi robotisé voire commandé à distance. Fabriquer des hommes-machines à tuer et des animaux machines à tuer ce avec l’aide de drogues, électrochocs, manipulations mentales et tortures. On est toujours dans le dominé-dominant, le rapport maître-esclave.

Je sais que dans le monde il y a toute cette horreur et c’est pour cela que je suis scandalisé par la passivité, la soumission, la servilité et la cervelle vide de certains kabyles qui se sont avilis pour de l’argent, et des faveurs à ces pseudos maîtres et au pouvoir arabo-islamiste. Ils trahissent leurs ancêtres, leurs enfants pour un faux pouvoir, ils se croient forts alors qu’ils ne sont que des esclaves, mercenaires à la solde. On ne les maltraite pas pour qu’ils trahissent non, mais on les achète comme des bouts de viande, car ce sont ces valeurs satanistes qu’ils doivent aduler : le fric, l’exacerbation des plaisirs (sexuels et matériels) le refus des vraies valeurs, travail, traditions, transmission, respect de l’autre, du vivant et de la terre-mère. Ils payent très cher cette fuite du réel, car un homme qui se renie n’est plus rien et il n’est surtout plus un homme.

 

 Sur le plan sexuel, l’occident confond aussi souvent liberté et libertinage. Comme si l’homme pouvait s’autoriser tous les plaisirs sans devenir un dangereux prédateur : cela s’appelle pédophilie pour les enfants, zoophilie pour les animaux, sado-masochisme, voire torture pour tout le monde. L’occident a érigé les perversions comme preuve de l’intelligence et du privilège de l’élite car on est sûr d’être impuni. Plus on ose le sordide, l’indicible plus on est fort pensent-ils ! Comme si la scatologie fabriquait les génies et comme si on trouvait l’intelligence au fond de la cuvette des WC ! Comme si exploiter l’autre, le manipuler, l’escroquer était la preuve qu’on était plus fort, plus intelligent que lui.

La dualité est l’œuvre des psychopathes et des pervers de tout poil. On sert Dieu et Diable à la fois, on fait croire qu’on est dans un camp et on vend à l’autre camp les moyens d’abattre et de détruire ce qui a été construit et qui construit.

Tout cela est possible à cause de l’hypertrophie de l’égo.

Le moi est le seul instrument de mesure que nous possédons face à l’autre et au monde. On sait tous si on est meilleur en français et si l’autre est meilleur en maths, s’il sait mieux conduire que nous, ou s’il plaît plus. Cet instrument de mesure n’est pas objectif, bien sûr car il n’est pas chiffré mais il nous permet de trouver notre place dans un groupe, une communauté, une société. Quand l’égo est boursoufflé surdimensionné, on est que le maître et l’autre que l’esclave c’est-à-dire qu’il est inférieur, comme un chien, donc on est légitimé de lui prendre, de lui voler ce qu’il est : ses mots, ses idées, son look, ses biens, son corps et à l’extrême sa vie. Tout dépend du degré de pathologie. C’est comme si on pouvait devenir plus, plus, plus en prenant des petits bouts de l’autre , en se les attribuant.

Et notre 21ème siècle exacerbe l’hypertrophie de l’égo. Les filles veulent toutes être princesses, mannequins, miss, stars, même les laides. Les garçons des bêtes de sexe, et des aspirateurs à fric : belles voitures, costumes à plusieurs milliers d’euros etc…. Accumulation de biens comme si la force était le porte-monnaie et dans une braguette qui explose. C’est comme dans la fable de LAFONTAINE : la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf ! C’est une forme de transgression de la norme permanente, le décollage du réel, c’est à qui se singularisera le plus et la norme alimentaire n’y échappe pas actuellement. L’homme est omnivore, les scientifiques ont même prouvé que c’est aussi pour cela que nous avons développé une intelligence supérieure.  Maintenant on devient vegan, c’est à dire une nourriture de « lapin » et d’herbivore, non au cuir, oui au plastique, l’idéal pour les océans !!! On est aussi au règne du ici et maintenant : ne pas tenir compte du passé et ignorer l’avenir. C’est l’apologie de la technique pour avoir le contrôle sur la nature, de l’autre et de la matière : la machine-pouvoir, l’objet-pouvoir, de l’autre et de la matière : on détourne fleuves et rivières conclusion, aux premières pluies diluviennes ils reprennent leur cour, fabriquant des torrents de boue emportant êtres vivants, voitures et maisons. Je ne parle pas du réchauffement climatique !

Je crois vraiment qu’il est capital d’aimer, et de respecter ce capital qui nous vient des temps anciens : la protection de la terre, de la faune et de la flore, de la diversité des cultures existantes, de la différence des idées, et religions. Ce rouleau compresseur de l’uniformisation, de la pensée unique, de l’alimentation à une doctrine que propose l’islam intégriste ou les valeurs satanistes de certains groupes quasi sectaires sont un fléau pour l’humanité.

 

 Ce qui me rempli de joie et d’espoir c’est de voir tous ces « rebelles » qui sortent leur nez de l’ombre et ce de toute part. Ils proposent un autre mode d’élevage, respectant le mode de nourriture de l’animal, son bien-être, son besoin de liberté, d’espace. Abat les poules élevées hors sol, entassées, serrées dans des cages suspendues au plafond. Abat les porcs et vaches avec les flancs serrés dans du fer avec un tapis roulant devant pour la nourriture et un tapis derrière pour les excréments. Abat le gavage sadique des oies et canards. On peut les gaver normalement puisque c’est leur cycle pour l’hivernage, leur jabot se gonfle pour absorber plus de nourriture pour les provisions d’hiver. Abat la monoculture qui tue et assèche la terre et les pesticides de toutes sortes qui empoisonnent l’eau, la terre, les abeilles et nous par la même occasion. Certains agriculteurs prônent la permaculture, c’est ainsi que les anciens en Kabylie faisaient leurs jardins : des plantes médicinales dites sauvages côtoyaient les légumineuses, sous les arbres fruitiers on plantait ce qui pouvait souffrir  du soleil et pour traiter les plantes on utilisait des moyens naturels.

 

Arrêtons de ne donner à l’animal qu’une place utilitaire : transport, défense, chasse, ce qui autorise à l’attacher seul, parfois sans boire sans manger, à le traiter comme un objet qu’on peut battre, maltraiter, supprimer en le considérant comme nuisible. Le seul véritable nuisible sur terre c’est l’être humain : car il ne respecte pas Gaya la déesse mère, les arbres centenaires voire millénaires, cette merveille qu’est la vie et toute la biodiversité : il assèche les océans par la pêche à la dynamite, et les gigantesques filets qui râclent les fonds marins détruisant coraux et autres. Il détruit des hectares de forêt pour faire de l’élevage intensif ou planter du soja, (c’est le cas au Brésil) pour répondre à une mode de snobinards, moutons écervelés.

Conclusions toute la faune sauvage est détruite puisqu’on lui enlève son habitat, ses sources de nourriture et la possibilité de se reproduire et de cacher ses petits. Je ne parle pas de la diversité de la flore avec des espèces qui vont disparaître totalement de la planète sans compter que ces forêts sont le poumon de la terre, l’apport indispensable d’oxygène.

Ma culture s’inscrit dans cette rébellion là, malheureusement beaucoup de Kabyles se sont éloignés de l’héritage donné par nos ancêtres, par exemple le sens de l’honneur qui fait que dès la naissance des bébés on leur frottait le nez pour qu’ils aient le« nnif » c’est-à-dire le code de l’honneur. Le sens du partage, de l’entre aide du travail collectif c’est « tiwizi ».

J’ai été tellement heureuse de savoir que ceci vient d’être rétabli dans les villages Kabyles, enfin ces pratiques socioculturelles venues de la nuit des temps qui sont rétablies : en octobre, janvier, juillet, tout le village se mobilise pour le débroussaillage des maquis, champs, vergers, chemins etc… nettoyage des rivières, ruisseaux…. On refait les toitures qui le nécessitent, les granges, on nettoie les lieux publics. Tout le monde doit impérativement y participer : la punition encourue pour les récalcitrants est une forte amende ou pire la mise en quarantaine.

Le droit Kabyle a prévalu pendant des siècles, ni le droit Français, ni le droit Arabe n’était appliqué et reconnu : l’emprisonnement n’existait pas, la pire des sanctions étant l’exil.

Jusque dans les années 1950 , les femmes ne parlaient ni le Français, ni l’Arabe. Pourquoi est-ce que j’explique tout cela ? C’est à cause du black-out des médias, de l’histoire qui ont toujours niés la culture Berbère. Qui d’entre vous connaît les Berbères ? D’où viennent-ils. Où se trouvaient-ils ? Qui étaient-ils ?

Quelle est la différence entre la culture arabe musulmane et les Berbères ? Pourquoi ce déni ? Pour faire avaler qu’on colonisait le bon sauvage, l’inculte. Plus j’apprends de cette culture, plus je suis admirative : quand on tondait les moutons, les femmes chantaient pour eux, pour ne pas qu’ils aient peur. Les Kabyles ne se levaient jamais sans saluer leurs montagnes, idem au coucher. Savez-vous qu’il n’existe pas de mots insultants dans la langue Kabyle ? Si on jure c’est dans d’autres langues.

 

Mohamed AOULI explique « en Kabylie on n’appelle pas un demandeur d’aumône : « mendiant » mais « l’hôte de Dieu ». Si cela n’est pas l’inverse du rapport dominé-dominant ! Le droit était rendu par la « Tadjmâat » assemblée des anciens tenue dans chaque village où étaient exposés litiges, délits etc…..

Comment nous considérer comme une sous-culture, le modèle Kabyle est la quintessence de la république laïque. Mohamed AOULI dit que les premiers sociologues Français qui sont venus visiter la Kabylie disaient que c’était « le rêve des utopistes ». Malheureusement l’intégrisme, le pouvoir arabo-islamiste et la colonisation Française bien avant eux ont décrété que seule la langue arabe devait être parlée, interdisant l’enseignement de la langue Berbère.

C’est pourtant grâce au sacrifice de beaucoup de Kabyles que l’indépendance de l’Algérie a pu se faire ! Le pouvoir Algérien l’a-t-il oublié !!!! Ce déni a été possible parce que dans ma culture (c’est une bénédiction et une malédiction) on ne doit pas parler de soi, des siens, de ses sentiments. La réserve et la pudeur sont des qualités essentielles qui sont revalorisées, mais ce silence a permis le rouleau compresseur de l’oppression, du déni et de cette sensation que nous étions une sous-culture pour beaucoup de Kabyles.

Souvent je rêve de Kabyles-chats, et oui ! Le chat est le seul animal au monde, domestiqué depuis 10000 ans, qui abandonné en pleine nature peut retourner à l’état sauvage en retrouvant tous ses instincts : chasse, défense, territorialité. On les appelle les chats harets ou ferals.

 

A titre d’information car je sais qu’aucun média ne vous a informé de cela : savez-vous que le MAK ( Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie) s’est crée en 2001 ? Que le gouvernement de la Kabylie en exil ANAVAD s’est crée en 2010 avec pour Président Ferhat MEHENNI ? Qu’il a déposé au secrétaire général de l’ONU une demande de reconnaissance formelle du droit du peuple Kabyle à l’autodétermination ? En demandant que la Kabylie rejoignent les Nations Unies et soit reconnue en tant que nation et état libre et indépendant. Ceci, c’était en 2017. Non ! vous ne le saviez pas ! Alors demandez-vous pourquoi les médias ne vous parlent que de l’indépendance de la Catalogne gênante pourtant pour l’Europe, ou de celle des Kurdes en feignant d’ignorer ce qui se passe dans l’ancienne colonie ?

 

Vous avez compris maintenant pourquoi je surfe entre la cause Kabyle et la protection animale, ce que j’aime chez les animaux c’est qu’ils sont capables d’empathie et qu’ils possèdent des mécanismes chimiques inhibiteurs de l’agressivité. Quand il y a des combats entre les mâles pour l’obtention d’un territoire et le droit de s’accoupler avec une femelle, la mort est fortuite. Dès qu’un des mâles présente les signes et postures indiquant qu’il accepte d’être inférieur et qu’il reconnaît l’autre comme le mâle dominant, le combat s’arrête. Si vous avez vu vos animaux domestiques se battre, vous avez pu remarquer que le combat s’arrête net et que l’animal peut passer après à une autre séquence : toilettage, alimentaire, repos comme si rien ne s’était passé auparavant.

L’être humain est le seul de toutes les espèces existantes à continuer à frapper un adversaire à terre qui se rend et demande grâce, il peut l’achever, il peut se venger en pillant ou brûlant ses biens, violer et tuer les femmes et les enfants de la famille et du clan, où c’est le cas des vendettas, traquer pendant des siècles ceux qui portent ce nom là….

Alors quand j’entends des humains dire « chacun sa place, l’animal à sa place, et l’homme aussi », cela me fait réfléchir. Qui a le plus d’humanité ? Est-ce que l’animal torture par plaisir, viole par plaisir, humilie par plaisir ? Non ! Il n’existe aucune cruauté chez eux : ils tuent pour manger et peuvent un temps jouer (comme les chats) avec leur proie pour apprendre et conserver l’instinct de chasse : rapidité et précision du mouvement et du geste.

PASCAL disait « l’homme n’est ni ange ni bête, et qui veut faire l’ange fait la bête ». J’ai bien envie d’ajouter et qui veut faire la bête n’est plus rien du tout même plus un homme.

 

Autre modèle pour notre jeunesse : actuellement l’intégrisme : on magnifie la mort pour un au-delà imaginaire où 72 vierges les attendraient, la petite culotte en bandoulière. Sur le plan démographique le compte est ahurissant, un mâle pour 72 femelles vierges, que va-t-il rester pour les autres mâles ? Ils font comment pour les assouvir ?Il faut qu’ils possèdent une belle virilité !

Les Kamikazes sont déjà en état d’échec professionnel et social, toxicomanes ou alcooliques mais leur âme en arrivant au Paradis va être lavée, plus blanc qu’OMO alors ! Leur âme est faite des bonnes et mauvaises actions qu’ils ont faites sur terre, le massacre gratuit d’innocents ne peut faire partie d’un acte héroïque. Ils ne se battent pas au corps à corps, dans un furieux échange, ce n’est pas leur force qui peut être revalorisée ou l’intelligence de leur stratégie ou leur courage. Ils sont souvent drogués pour qu’on leur attache l’explosif et qu’on les dépose comme un paquet de linge sale là où il y a du monde.

Là aussi on est dans le sado-masochisme, le rapport maître-esclave. Ces enfants soldats conditionnés par la terreur pour être des machines à tuer, ressemblent étrangement à ce que des médecins occidentaux ont fait pour servir les maîtres du monde. Les intégristes aussi veulent devenir les maîtres du monde. Alors ! On est dans les mêmes schémas : utilisation d’hommes machines, pour le pouvoir, le plaisir, l’aliénation de l’autre.

 

Regardez les jeux télévisés proposés actuellement : on ridiculise en public des stars, des sportifs, des célébrités. On leur fait faire des gestes vulgaires, on les rabaisse pour amuser l’auditoire, et comme ils veulent être vus, être célèbres, ces machines acceptent de faire n’importe quoi. Adieu les beaux sentiments, les belles relations, l’amour, le romantisme ou les héros ! Adieu l’empathie, la générosité, la bonté ! On dirait que ces belles valeurs ne sont plus marchandes !

 

En ce 21ème siècle quand on naît femme quel modèle de féminité nous est proposé ?

L’occident valorise la « femme libérée » il faut traduire celle qui veut avoir une sexualité d’homme, c’est-à-dire une consommation relativement importante pour asseoir l’idée qu’elle a de son sex-appeal : expériences différentes et multiples. Or il y a 2 domaines où l’homme et la femme sont rigoureusement différents : sexualité et agressivité. L’aliment érotique de l’homme est la vue, celui de la femme l’ouïe. Casanova n’a pas besoin d’être un Appolon, il dit les mots qu’elle attend : c’est comme un loukoum roulé dans le sucre glace. Un homme peut avoir un rapport sexuel avec une femme qu’il ne reconnaîtra pas dans la rue le lendemain. Normalement la femme ne peut exclure l’affectif de la sexualité, elle devrait ne pouvoir accepter un rapport sexuel que si l’homme lui plaît, car elle, elle garde : elle peut retenir le sperme jusqu’à 24 heures, et elle en garde le produit 9 mois, et un viol la laisse marquée à vie. L’homme lui expulse le sperme, comme l’urine. Or le modèle occidental fusionne les 2 modes de sexualité. Idem pour l’agressivité, pour l’homme elle s’exprime par le muscle, pour la femme par le verbe.

Voilà pourquoi les hommes ont horreur des femmes qui leur font des scènes, car elles récapitulent tout ce qu’il a fait auparavant : le 2 juin 1980, à Noël il y a 10 ans, pour l’anniversaire d’un tel, le tout sous l’œil ébahi de l’homme qui n’a plus aucun souvenir du ton discourtois qu’il a pu avoir ou du mot blessant de ce moment-là.

 

Nous voyons la confusion qu’entretient ce siècle : des stars du X sur les écrans conseillent des couples sur leur sexualité. Comme si exposer ses orifices à longueur de temps pouvait permettre d’expliquer les dysfonctionnements sexuels au sein d’une relation affective dans un couple. L’élasticité des orifices acceptant une double pénétration substituée au décodage des blocages inconscients dû aux traumatismes passés, dû, à une relation basée sur de mauvais rôles dans un couple excluant petit à petit séduction, sensualité et sexualité, en particulier des rôles figés de protectorat mère-fils ou père-fille, trop infantilisant pour l’adulte qui le subit.

Les femmes actuellement consomment aussi vite que les hommes : après un café ou un dîner, elles s’allongent. C’est ce qui est une aberration, la sexualité doit intervenir quand la relation s’est instaurée. Elles ne sont plus séductrices, elles ne charment plus, elles exposent la viande comme les prostituées dans la rue qui elles doivent appâter le maximum de clients rapidement.

Si l’on veut schématiser c’est plus de tabous, plus de parties du corps cachées réservées à l’amour et aux hommes qui les font vibrer, plus de pudeur : on raconte sur le net à qui veut l’entendre ses fantasmes, ses goûts sexuels et la partie de jambes en l’air qu’on a fait la veille.

L’autre modèle proposé par l’intégrisme islamisme c’est la burka : femmes diabolisées, dangereuses pour les hommes, au point que l’on doive les déguiser avec des vêtements invoquant la mort, la tristesse, la désolation. Inutile de dire la pauvreté sexuelle que doivent avoir ces hommes, car l’homme a besoin de désirer cette femme qu’il voit bouger, rire, la regarder avec des regards emplis d’amour, c’est capital pour entretenir la libido masculine. L’amour ne se fait pas allongés à l’horizontale, empilés et emboîtés comme des légos. Il faut des gestes d’amour, des mots d’amour, pour entretenir le désir et la relation.

Pour moi ces 2 modèles sont des tue l’amour, des assassins de la passion et empêchent toute complicité, et communication verbale dans le couple. Car l’amour se parle, se susurre, se chuchote, ce n’est pas dans les films pornos que les dialogues excellent et qu’ils nous touchent émotivement. Les professionnels du sexe font un travail, le rapport amoureux est à l’opposé de cela.

Et comment une femme peut avoir envie de plaire, de séduire, d’aimer engoncée dans son vêtement de mort qui l’assimile à toutes les autres.

Dans les 2 cas c’est une régression totale des rapports homme-femme, et des rapports amoureux en général. C’est réduire toute cette richesse, tout cet échange, tous ce transport amoureux, dans la chose, dans le machin ! Quelle désolation et dégradation de l’être humain ! Quelle décadence !  

 

 

Alors demandez-vous pourquoi les médias nient autant les Kabyles et leur besoin d’indépendance afin d’arrêter asphyxie économique et génocide. Pourtant quel beau barrage à l’intégrisme : les Berbères existent dans tout le Maghreb. Ce déni est une excellente démonstration d’un fonctionnement sado-masochiste permanent et d’un colonialisme persistant. Les maîtres du monde ont décidé que les Kabyles n’existaient pas ou pire que nous étions tellement sous-développés qu’on ne représentait vraiment aucun intérêt et certes pas une valeur marchande ! Qu’à cela ne tienne ! Le gouvernement provisoire Kabyle vient de créer les Médias Kabyles Associés (MKA) pour agir contre ce black-out des médias. Il rassemble une quinzaine de professionnels des médias : producteurs, réalisateurs, chefs monteurs, musiciens de film, des experts en image de synthèse, des professionnels de la langue, des radios, des journaux électroniques, des productions, des télévisions en construction.

 

Sachez aussi que le MAK et son gouvernement ne font qu’une révolution pacifiste. Il n’est pas question de continuer à faire couler le sang Kabyle (128 jeunes Kabyles assassinés durant le printemps noir de 2001, sans parler de l’emprisonnement et assassinats des intellectuels Kabyles). J’aime passionnément ma culture et j’aime passionnément les animaux, mais ça vous l’aviez compris ! Pourquoi ? Parce que tous deux sont de merveilleux exemples et modèles pour rester humain.

Quelques Kabyles célèbres dont vous avez entendu parler : SAINT AGUSTIN et sa mère Ste MONIQUE, 7 empereurs Romains de la dynastie des Sévère, JUGURTHA et plus près de nous Isabelle ADJANI , Edith PIAF, MOULOUDJI, Louis CHEDID, Zinedine ZIDANE, Kilian MBAPPE, Dany BOON et Alain BASHUNG. 

 

je m’appelle Marie-Aude ABANE, et je suis Kabyle, Berbère et psychologue.                   

La Protection Animale

L’éthique et la déontologie de la protection animale

à travers le monde

On ne fait pas de la protection animale comme Monsieur JOURDAIN faisait de la prose. Il y a un code de déontologie et des règles strictes que peu de personnes prennent en compte en voulant s’occuper de la misère animale. On ne les protège pas uniquement parce qu’on les aime. Il y a la relation homme – animal à prendre en compte : les droits et devoirs de l’être humain à l’égard du monde animal mais également la relation affective, les rapports dominé-dominant …. Posséder un chat ou un chien et faire vivre ensemble plusieurs chats et plusieurs chiens sur le même territoire est totalement différent. Il faut apprendre à connaître leur code génétique, leur mode de communication qu’ils ont entre eux et par rapport à nous.

J’ai toujours été passionnée par tout ce que la science ignorait du monde animal et ignore encore. C’’est pour cela que pendant mes études j’ai inclus l’étude de la psychologie animale, je savais que je ne pouvais comprendre l’un sans l’autre (nous avons un cerveau reptilien) tant dans le relationnel que dans les modes de communication infra verbaux c’est-à-dire tout ce que l’on dit avec le corps : la gestuelle, certains mouvements compulsifs, l’expression du visage, les postures, la tonalité de la voix etc… J’ai beaucoup appris des animaux pour arriver à ce que des enfants victimes d’abus sexuels se sentent assez en confiance pour me dire, et m’expliquer.

J’ai fait scandale pendant mes études quand lors de travaux pratiques j’ai refusé de dépecer et disséquer une grenouille vivante (une par étudiant) en traitant le professeur d’assassin. Les lazzis et quolibets pleuvaient sur moi : comment ABANE pourrait-elle un jour être psy si elle n’est pas capable d’enlever la peau d’une grenouille pour étudier son système nerveux reflexe ? J’ai dit qu’il y avait des diapositives pour apprendre. On m’a répondu trop sensible, trop émotive, trop dans l’affect. J’ai répondu « on soigne avec ce que l’on est pas avec une image de contrôle, neutralité quasi robotisée. Il ne faut pas prendre les patients pour des idiots ». Le professeur un peu coupable est venu me voir dans le couloir pour comprendre et je lui ai répondu : je veux faire ce métier pour soigner la souffrance humaine et ce pas en infligeant aux animaux une souffrance inutile. Alors quand en 1985je me suis lancée dans la protection animale, j’ai compris qu’il fallait connaître comment la SPA était conçue dans le monde, comment l’être humain la concevait et l’éthique que j’ai découverte me convenait tout à fait : soigner toutes les minorités qui souffrent, celles qui n’ont pas accès parfois à la parole telle qu’on la conçoit, celles qui n’ont pas de pouvoir : bref celles qui dérangent. Mon choix était là.

L’éthique de la protection animale comporte en gros trois aspects :

· L’information grand public pour responsabiliser tous les propriétaires d’animaux domestiques ou d’élevage ou de rapport.

Le but est d’apprendre à l’homme à répondre aux besoins de l’animal : besoin de nourriture, de contact, d’activité (il existe une liste des besoins vitaux), comprendre ses pulsions agressives et sexuelles, se sensibiliser à la façon dont il communique avec nous, la façon dont il nous prodigue sa tendresse ( le léchage par exemple) les rapports hiérarchiques qu’il faut ou ne faut pas établir avec lui. C’est pour cela que je dis qu’on ne peut pas entrer dans la protection animale sans posséder une éthique qui doit être aujourd’hui à visée planétaire quand on voit la prédation et la destruction catastrophique que l’homme a fait subir à la faune, à la flore et à la nature en général. Et ce depuis le 19ème siècle essentiellement parce qu’il s’est pris pour le maître de l’univers tout cela parce qu’il possédait la technologie et la science, donc il pensait être Dieu ! Comme dit ce proverbe kabyle : « il a suffit rien qu’une seule fois à la poule qu’elle monte sur un perchoir pour qu’elle se prenne pour un vautour ». En fait, tous les jours en répondant aux appels sur la messagerie de la S.P.A de la Guadeloupe, on peut informer et je suis heureuse quand je peux en donnant la connaissance sur ce qui posait problème au propriétaire, éviter l’abandon . Il y a peu un jeune homme me dit qu’il veut abandonner son chien « car il lui fait honte ». Je ne comprends pas. Il finit par m’expliquer que quand il est attaché le chien de son voisin plus grand et plus fort que lui le chevauche en simulant l’accouplement. Il me dit que ses amis se moquent de lui. Je comprends que ces jeunes pensent que le chien est homosexuel et que ce jeune homme craint qu’ils n’appliquent ce jugement à lui-même.

Je lui ai expliqué le rapport dominé-dominant dès que le chien rencontre un congénère : même dans sa propre meute sa place est sans arrêt remise en question, le mâle dominant doit vérifier s’il l’est toujours ou pas, et cette simulation d’accouplement est une parade (comme des menaces) pour voir si l’autre se soumet. S’il le fait cela évite le combat et les places sont tout de suite définies. Le jeune homme était tellement content car en fait il adorait son chien et il comprenait qu’il évitait le combat car il était attaché et beaucoup plus petit que l’autre. Une femelle peut appliquer ce type de « menaces » à une autre femelle ou à un jeune mâle. Pour que la meute survive chacun doit avoir sa place, le dominant a l’énorme responsabilité de protéger et défendre le groupe. J’ai eu à expliquer souventes fois pourquoi les chiennes et les chattes acceptent plusieurs mâles. En fait chaque petit a un papa. Ceci pour la survie de l’espèce : si le mâle est malade et sa saillie impropre à la reproduction, un seul petit mourra pas toute la portée.

Donner la connaissance est capital, c’est le travail même de la thérapie. En tant que psychologue je soigne la relation entre humains en tant qu’S.P.A je soigne la relation animal-humain, voire animaux entre eux.

· Dénoncer maltraitance, abus et trafics d’animaux en tout genre.

On ne peut pas dire « J’aime les animaux et fait vocation de les protéger mais je ne vais pas dire ce qui peut déranger les humains car il ne faut pas choquer ». Du style « je t’adore mais continue à subir l’horreur car je ne veux pas de problèmes. » En tant que particulier oui. Mais impossible si vous créez une association et si vous faites partie d’un comité d’administration. Ou on est militant où on se contente d’énoncer des messages édulcorés, stéréotypés et banalisés qui ne viendront pas au secours de la souffrance animale. En fait si on juge une information elle ne peut être que vrai ou fausse. Si elle est édulcorée, rabotée, affaiblie elle devient fausse !

On ne peut la juger sans la traiter. Il en est des nourritures intellectuelles comme des nourritures terrestres : l’information doit être humée, reniflée, venir en bouche et donner tous ses arômes, avalée, puis digérée pour faire partie (ou pas) intégrante de nous-mêmes. Elle devient nôtre, comme ce que l’on avale passe dans notre sang. Si elle est jugée avant le premier stade, on devient vite anorexique : rien ne rentre, rien ne sort. C’est de l’auto-asphyxie car on n’apprend jamais rien de nouveau.

Alors oui ceux qui ont photographié, dénoncé l’esclavage, les camps de concentration Polpot et ses sbires, les purges de Staline, la famine de Mao ont dérangé. Mais ils ont bloqué, évité, empêché et c’est cela protéger.

Mais il est vrai que pour se faire il faut avoir une parole libre : l’octroi de subventions publiques vous musèle c’est évident.

Ces fameux maîtres du monde ont envahi l’humanitaire et la protection animale. Ils peuvent donc financer copieusement les « bonnes S.P.A » entendez celles qui ne dérangent pas, qui ne disent pas ou à mots couverts et à petits pas feutrés, ils peuvent mettre en place leurs S.P.A qui auront pour mission de livrer combat aux dérangeantes : les fausses rumeurs sont souvent leur mode d’agression favoris, le muselage (les médias ne vous aident pas) et l’asphyxie financière. Dans ce siècle où tout se fait au nom de la déesse « image » il est facile de créer des envahisseurs sur les écrans, dans les journaux, à la radio. On parle beaucoup de ce qui sert au pouvoir et à la finance et on laisse dans l’oubli ou on dit des choses fausses sur ce qui peut être compétent, efficace mais qui dessert les intérêts. Nous sommes au siècle du clonage : on a plein de coach pour nous dire comment nous habiller, nous coiffer, on nous relooke pour ressembler à Monsieur et Madame tout le monde. On décore nos appartements et maisons pour qu’ils ressemblent à Monsieur et Madame tout le monde, on nous dit que penser : ce qui est « in » et ce qui est « down », quoi lire, quoi voir au cinéma. C’est ça la tyrannie de l’image, l’aliénation mentale et la création du candidat « Mandchou » : les gouvernements dans les années 1950 ont dépensé des fortunes pour fabriquer le citoyen modèle, robotisé, commandé à la demande : tête vide que l’on remplit de ce que l’on veut, dépersonnalisé, vraiment le citoyen modèle : un esclave sur tous les plans.

Alors oui, il faut dénoncer encore plus car l’heure est grave et ce sont toujours les minorités qui en payent en premier le prix.

· Placement des animaux abandonnés dans de nouvelles familles d’adoption, création de refuges, familles d’accueil etc…

Mais là aussi il y a des règles : les refuges sont traditionnellement de 49 places ou 149 places. Tout ce qui est au-dessus est euthanasié sous 4 jours dans les DOM, 8 jours en France métropolitaine. Les critères de sélection sont :

– l’âge : la priorité va aux animaux de moins de 1 an et aux adultes de moins de 2 ou 3 ans.

– La race : plus l’animal est dit de race plus il est adoptable, malheur aux corniauds ou à nos chiens créoles des Antilles.

– La superstition : les animaux à fourrure noire se placent très difficilement, les fourrures blanches ou crèmes n’ont aucun problème.

– La beauté : si vous avez sauvé un animal famélique maltraité vous avez très peu de chance de le placer en l’état. Il n’y a que les humains avec un grand cœur qui peuvent les prendre alors qu’ils sont dans un tel état de souffrance.

Voilà pourquoi ne n’ai jamais voulu gérer un refuge, je ne me voyais pas passer devant les boxes tous les matins pour dire « toi tu vis, toi tu meurs ». Je ne suis pas rentrée dans la protection animale pour faire cela or c’est ce qu’il faut faire. Le nombre de place est limité ainsi que le budget pour le fonctionnement. Spirituellement je considère ne pas avoir le droit de vie et de mort sur le vivant, sauf dans les cas extrêmes où la médecine vétérinaire ne peut plus rien et où l’animal souffre.

Voilà pourquoi ma maison refuge depuis 1986 m’a permis d’être fidèle à mon idéologie et à mon éthique : « Tout ce qui entre chez moi ne ressort pas ». Mon rêve a toujours été d’avoir une sorte de maison de retraite pour toutes sortes d’animaux, les plus vieux, les plus handicapés, tous ceux dont personne ne veut : ils pourraient finir là leurs jours, heureux et en paix.

Je vois déjà de là les questions que vous vous posez ! Les S.P.A ont- elles l’obligation de s’occuper des 3 volets du code de déontologie – information – lutte contre les maltraitances exploitation et trafics – placements des animaux abandonnés et errants.

 

 

Non, évidemment chacun choisi le créneau où il est le plus à l’aise. Ce que je dis toujours : que chacun fasse ce qu’il sait bien faire et les animaux seront bien protégés. Si d’autres font plus que moi ou font ce que je ne fais pas, je suis ravie car il y aura moins de souffrance animale. C’est le seul but à atteindre. Je n’ai jamais compris ces rivalités débiles qu’il y a entre les S.P.A. Vous avez des présidents surtout des présidentes d’ailleurs qui veulent être roi et reines de S.P.A. Pour ce faire ils laminent les autres de critiques, de fausses rumeurs. J’ai appris en entrant dans la protection animale à quel point la rivalité nuit aux animaux. Je ne parle pas des « vampires », j’en connais : ils prennent et n’apprennent pas : ils marchent totalement sur vos plate bandes : ils vont chercher la nourriture là où vous avez vos sponsors depuis des années, ils s’immiscent dans les organismes ou personnes qui vous aident n’hésitant pas à énoncer des horreurs à votre encontre. J’ai eu des retours fous, on a dit que « je couchais avec mes chiens, que j’avais détourné des subventions à mon profit, que je n’avais plus d’association depuis bien longtemps, que je tuais les chiens…… J’en passe et des meilleures. Tout cela émanant de personnes se targuant d’aimer les animaux et vouloir les protéger.

Non ! les S.P.A ne doivent pas être clonées sur le même modèle on doit avoir des combats différents : pour certains ce sont les animaux de laboratoire ou les animaux de cirque d’autres c’est s’occuper d’un refuge…. Plus on arrivera à cibler tous les

aspects de la souffrance et de l’exploitation animale plus on aura rempli notre tâche. Par contre de grâce apprenez aux propriétaires d’animaux à se responsabiliser. Vous n’êtes pas là pour jouer les supers héros et vous substituez aux devoirs des propriétaires ! Si vous avez de l’argent pour stériliser utilisez-le pour les animaux de nécessiteux, les bénéficiaires du RSA, les chômeurs, les personnes âgées. Ne venez pas chercher les animaux dans les maisons et les ramener l’opération terminée sauf pour les personnes handicapées et très malades. J’en connais qui stérilise les animaux des copains et copines où des gens aisés pour qu’ils leur donne de l’argent en retour. Assister à ce point les propriétaires c’est pour l’avenir favoriser un taux d’abandons encore plus en augmentation et des propriétaires encore plus indélicats. Les associations en France qui aident les SDF à stériliser leurs animaux exigent de leur part un don de 5€ pour les responsabiliser. C’est dire si cet aspect est important dans l’éthique de la protection animale.

Le but n’est pas d’être « le meilleur » mais d’être le plus efficace, alors allez-vous faire refaire un pucelage d’homme bon et généreux si vous le voulez mais pas sur le dos des animaux ! La protection animale je le dis et le répète encore ce n’est pas faire à la place du propriétaire, c’est l’aider à être responsable de son animal, à le connaître et à le respecter.

Il y a un aspect de la S.P.A dramatique dont je ne vous ai pas encore parlé. C’est cette idéologie que j’appelle « sataniste » car je ne sais pas quel nom lui donner, je sais par contre à quels groupes d’hommes elle appartient : c’est servir Diable et Dieu à la fois. Vous savez comme les prêtres pédophiles (alors qu’ils sont en charge de nos âmes), les enseignants pédophiles (comme s’ils trouvaient normal d’être payés par l’Education Nationale pour avoir un vivier de viande fraîche à disposition), des personnes vous faisant croire à une amitié pure alors qu’ils ne sont en place que pour vous nuire. Vous avez des S.P.A qui fournissent des chiens, chats et autres à des laboratoires de recherche. La S.P.A de Paris, une des 4 grandes S.P.A de France a connu ce genre de scandale il y a quelques années , Je vous précise quelles sont les 3 autres « grandes » existantes : la Fondation 30 Millions d’amis, le Fondation Brigitte Bardot et la Confédération Nationale des SPA de France dont le siège est à Lyon qui compte 251 associations et à laquelle j’adhère depuis 1986.)

Je vais finir en vous parlant de ce qui se passe ailleurs : de par le monde où il y a des îlots qui fleurissent et qui peuvent représenter la quintessence de la protection de l’animal et de la faune sauvage. Les animaux portent tous un nom, les zoos ont aussi leur unité d’intervention à l’extérieur pour les animaux sauvages victimes d’accidents de maladie. Le zoo paye pour les soigner et les relâcher sur leur territoire d’origine même si le coût est de plusieurs milliers de dollars. Les vétérinaires parlent d’eux en parlant de leurs patients (j’en ai connu un qui parlait de mes bestioles, ça change !) il leur arrive de pleurer quand ils n’arrivent pas à les sauver, quand les femelles d’espèces en voie de disparition perdent leurs petits. Ouf ! Ailleurs l’affectif et l’émotif n’empêchent pas la compétence et le sérieux professionnel ça rassure !

Il y a un tel respect de l’animal, de ses codes, des particularités de son espèce ! Ces personnes-là sont en train d’empêcher l’éradication des Koalas, des tigres de Sumatra des guépards, des éléphants d’Asie et d’Afrique, des grands singes, des lycaons des rhinocéros blancs et autres. Je rêverais d’apprendre encore et encore d’eux en Australie, en Afrique du Sud, au Kenya, en Amérique la liste n’est pas exhaustive (en France cela démarre aussi). Ce qui se passe actuellement dans ces pays est une vraie révolution en ce qui concerne l’animal et sa protection.

Autrefois l’animal sauvage était source de pouvoir et de richesse. Les maharadjas, les puissants en Chine, en Afrique et partout ailleurs invitaient les occidentaux à des chasses gigantesques : on pouvait tuer une centaine de tigres, lions, rhinocéros, éléphants. On se prenait en photo et on possédait des salles entières de têtes naturalisées de ces trophées de chasse. L’animal sauvage n’avait que cet intérêt-là : faire état de sa puissance et le loisir qu’il procurait. Personne n’avait notion que ponctionner dans la nature de la sorte le moyen de s’amuser et d’impressionner pouvait avoir une fin et que ces animaux finiraient par disparaître un jour. Quand on voit le revirement opéré dans ces pays, la prise de conscience qui s’est faite : des braconniers, ils ont fait des gardes de parcs animaliers, des guerriers Massaï qui tuaient des lions sont devenus des protecteurs de ce patrimoine vivant, enseignant même aux touristes le respect de leur faune et flore locale, ils leur apprennent à planter des arbres, des acacias pour les girafes. Tout ceci me laisse béate d’admiration. Enfin des puristes surgissent de par le monde avec une réelle conscience écologique et planétaire, avec de réelles motivations et un idéal pour l’humanité à venir.

Certes, tout n’est pas parfait. Savez-vous par exemple que les pauvres vaches sacrées en Inde sont faméliques et pas soignées quand elles sont malades. Une association crée par un vétérinaire se bat actuellement pour les protéger. Et pour autant l’Inde est le plus gros exportateur au monde de viande bovine. Il y a des raccourcis qui cisaillent. Est-ce le Dieu Dollar qui peut permettre de telles contradictions ? Peut-être les mêmes contradictions que les S.P.A qui ciblent de concert le mode d’abattage des viandes Hallal et Casher et qui n’ont jamais rien dit pendant des siècles pour les porcs pendus par les pattes saignés à blanc dans les campagnes, gigotant et hurlants. La période de Noël était propice pour le plat rituel de boudin noir aux pommes !!

Ce n’est pas simple la protection animale, vous le voyez bien !

Sachez qui si la S.P.A de la Guadeloupe a tout fait pour rester fidèle à son éthique et à son code de déontologie c’est grâce à ses bénévoles qui partagent les mêmes idées et idéaux. Je leur rends hommage aujourd’hui, je n’aurais rien pu faire sans eux. Nos sympathisants qui nous aident tant financièrement que par leurs encouragements et leur passion, nos vétérinaires qui nous aident. Pour nous c’est capital.

Je remercie également Mme MESSILI, fidèle collaboratrice depuis 15 ans, Géraldine qui depuis près de 20 ans nous fait la comptabilité de l’association gratuitement.

Bon ! Il ne me reste plus maintenant qu’à faire des offrandes à Nemesis, déesse de la vengeance et de la juste colère….Oui ! Gaya déesse de la terre se venge avec des cataclysmes. Est-ce qu’un jour les animaux voudront se venger de tout le mal qu’on leur a fait ? Il n’est pas interdit de rêver et de conseiller à certains de commencer à sacrifier à Nyx, déesse de la peur. Mais ceci est une autre histoire………..

Marie-Aude ABANE